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Au secours, Jack Lang revient ! L’ancien ministre de la Culture et de l’Education nationale fait (encore) parler de lui via un livre où il dénonce la politique éducative de Xavier Darcos. Sincèrement,
je trouve que Jack Lang se moque du monde. En effet, il est le parfait représentant de ce système idéologique qui, pendant des années, à donné plus de moyens sans arrêt pour voir les résultats
des élèves français baisser. Jack Lang proteste contre les nouveaux programmes de primaire, mais qui d’autre que le système qu’il défend, et qu’il a mit en œuvre en tant que ministre, est
responsable du fait que 15% des élèves de sixième ne savent pas lire ? Jack Lang dit que pour avoir de la croissance, il faut miser sur l’éducation, ce qui est rigoureusement exacte par
ailleurs, mais qui plus que l’idéologie soixante-huitarde dont il est le parfait représentant a contribué à l’état absolument lamentable de l’Enseignement supérieur français ? Sans même que
ce soit au bénéfice du primaire ou du secondaire…
Bon, je reconnais que certaines critiques de Jack Lang peuvent paraître fondées, notamment à propos de la répartition du temps scolaire. Mais sur les programmes, sur l’organisation des cours, quelque chose de nouveau est tenté, qui rompt avec l’inefficacité flagrante de la méthode précédente, tandis que le budget de l’Enseignement supérieur de la Recherche augmente. Est-ce que ça va marcher ? Je l’espère, je le pense même, bien que je reconnaisse que je puisse me tromper. Mais ce que je sais, c’est qu’il n’y a rien de mal à changer un système qui ne marche pas, et qui a fait maintes fois la preuve de son inefficacité.
Par ailleurs, la crise économique s’est amplifiée au point que le gouvernement fédéral américain a dû massivement intervenir pour limiter la casse et sauver ce qui pouvait l’être. Cela vient nous rappeler quelque chose d’important : que n’importe quelle idée, même excellente, devient folle si elle est poussée jusqu’au bout, si elle devient absolue. C’est vrai pour le patriotisme, qui devient l’ultranationalisme haineux, pour la solidarité, qui devient l’égalitarisme totalitaire, pour le féminisme, qui devient une négation des différences entre les hommes et les femmes, pour la démocratie, qui devient un régime faible incapable de prendre des décisions (de type IVème République), j’en passe et des meilleurs. Et c’est vrai pour le libéralisme, qui s’il n’est pas régulé un minimum, s’autodétruit, que ce soit en s’enfonçant dans la crise ou parce que les « dommages collatéraux » (accroissement des inégalités, société de consommation à outrance…) deviennent insupportables pour l’être humain. Dans tous les cas, il faut se souvenir que l’idée s’applique à l’homme, qui est par essence imparfait. Une idée parfaite ne marchera jamais, du moins tant que nous resterons humains.